Méthode : comment faire un bon rendu 3D

Le rendu 3D est un excellent outil et nécessite de nombreuses connaissances multidisciplinaires. Sa complexité rend la tâche subtile, et il n’est pas rare d’oublier quelques petits détails. Alors, vous travaillez sur des fichiers 3D depuis plusieurs heures et souhaitez commencer le rendu ? Mais vous avez peur des résultats et votre vision manque de profondeur ? Ne paniquez pas, suivez correctement ces conseils et vous obtiendrez un visuel distinctif.

La composition

À eux seuls, les photographes professionnels et les artistes 3D ne sont pas différents. Avoir quelques concepts photographiques est un grand avantage et peut distinguer les bons artistes des maîtres. S’il est un concept cher à la photographie qui s’applique aussi bien au rendu 3D, c’est la composition.

Elle rend une œuvre d’art unique et agréable à l’œil. C’est un arrangement spécial des éléments de l’image, permettant aux yeux de spectateur de se concentrer sur elle. Plusieurs facteurs sont en jeu :

  • Le positionnement des bâtiments, des personnes et de tout autre élément faisant partie du décor
  • La profondeur de champ
  • Le placement de la caméra
  • Le jeu avec les espaces négatifs entourant les éléments

Composer est un véritable exercice d’équilibre. En effet, l’objectif est de garder une perspective artistique, tout en gérant les souhaits ainsi que les exigences des clients.

L’éclairage

Une fois que vous avez bien assimilé le concept de la composition, place à l’éclairage. Un élément essentiel pour faire un bon rendu. En effet, rien ne peut être vu sans lumière. L’éclairage fait donc partie de la vase de l’esthétique d’une image. Il est également important de noter que la plupart des programmes 3D intègrent plus ou moins des fonctionnalités d’éclairage avancées.

L’objectif de la maîtrise de l’éclairage est comme votre image soit lue comme une seule illustration cohérente et non de plusieurs éléments « photoshoppés » les uns sur les autres. Pour cela, optez pour des images qui correspondent aux conditions d’éclairage de la scène ou adaptez-les. Il est important de comprendre l’éclairage de cette dernière avant de passer à l’étape d’incrustation des éléments.

Les proportions et les perspectives

Une erreur assez classique en postproduction, c’est le non-respect des proportions et les perspectives. Un élément trop petit ou trop grand peut vite ruiner votre image. Il est donc nécessaire de posséder des notions de perspectives afin de réaliser des incrustations réussies.

De façon générale, il est essentiel de prêter attention à la cohérence de la scène. Chacun de vos éléments doit avoir sa place, mais aussi être justifiable. Le but est de raconter une histoire.

Les textures

Ce n’est pas forcément quelque chose à laquelle nous pensons de suite, pourtant les textures peuvent jouer un rôle très important sur le résultat final. Elles sont une priorité absolue lors de la création d’un rendu photoréaliste. En effet, votre scène peut être parfaitement illuminée avec un éclairage parfait, si les textures ne sont pas réalistes cela ne sert pas à grand-chose. Il est donc conseillé d’éviter certaines erreurs telles que :

  • Les bordures textures visibles
  • Les textures plates
  • Les textures disproportionnées ou mal appliquées

Les détails

Pour réaliser un bon rendu 3D, il ne faut surtout pas négliger les petits détails qui font toute la différence. Ils ont un réel impact sur la perception globale d’un rendu 3D. Voici quelques exemples de détails qui risquent fortement de casser l’immersion de votre rendu :

  • Une personne habillée en manteau en plein été
  • Un bâtiment sous la pluie, mais qui est parfaitement propre et sec
  • Des voitures sans chauffeur ou identiques
  • Des motifs trop répétitifs

N’ayez pas peur de joncher le sol de feuilles mortes, de créer des traces d’usure… Regardez autour de vous et inspirez-vous de ce que vous voyez.

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